En France, on estime à environ 800 000 le nombre de personnes ayant survécu à un AVC. Sur l’ensemble, environ 60 % gardent des séquelles neurologiques, de gravité plus ou moins sévère, telles que des déficits moteurs, des troubles de la parole, des troubles sensoriels ou des altérations de la vue, pour ne citer que les plus fréquents. Pour avoir plus d’amples informations sur les chiffres clés, consultez la page Fréquence.

Les séquelles ne diffèrent pas selon qu’il s’agisse d’un AVC ischémique, également appelé infarctus cérébral, ou d’un AVC hémorragique, suite à une hémorragie cérébrale ou méningée. Elles résultent d’une altération de la circulation sanguine, due soit à une obstruction, soit à une rupture d’un vaisseau irriguant le cerveau.

Dans le cas d’un accident ischémique transitoire (AIT), il n’entraîne pas de lésion cérébrale visible à l’imagerie ni de séquelles permanentes. Par définition, l’AIT est un accident « temporaire », dont les symptômes se résorbent en général en moins de 24 heures. Pour autant, il ne faut pas oublier que l’AIT reste un signe avant-coureur d’infarctus cérébral, le risque d’AVC étant particulièrement élevé dans les heures et les jours qui suivent. Pour un rappel, retenez le 15, le numéro d’urgence médicale en France, ainsi que le 112, le numéro d’urgence européen.

L’AVC est la première cause de handicap acquis chez les adultes. Les séquelles peuvent limiter l’autonomie dans les activités de la vie quotidienne. La sévérité et la nature des séquelles de l’AVC varient en fonction de la localisation et de l’ampleur de la lésion, de l’âge du patient, du délai de prise en charge ainsi que de la rééducation réalisée.

Les conséquences physiques de l’AVC

La paralysie est l’une des conséquences physiques de l’AVC. On distingue 2 types principaux :

  • l’hémiparésie, qui correspond à une faiblesse partielle d’un côté du corps. Par exemple une personne atteinte d’hémiparésie peut encore bouger ses membres (bras et/ou jambes) avec peu de force et de précision,
  • l’hémiplégie, qui correspond à une paralysie complète du même côté du corps. Dans ce cas, avec une hémiplégie, les mouvements d’un côté du corps sont très limités, voire impossibles.

Parmi les séquelles physiques de l’AVC figurent également les troubles de l’équilibre ou de la coordination, ainsi que les troubles de la sensibilité. Des picotements, une perte ou une réduction des sensations sont possibles.

Les conséquences de l’AVC sur le langage et la vision

Les conséquences de l’AVC peuvent également concerner les organes et les fonctions du corps, selon la zone cérébrale touchée.

Après un AVC, la personne peut présenter des troubles visuels. Ceux-ci peuvent se manifester par une perte de la vision d’un œil ou d’une partie du champ visuel. Il est également possible que la personne voie double ou de façon floue.

Les conséquences cognitives et émotionnelles de l’AVC

Les conséquences cognitives et émotionnelles ne sont pas visibles à l’œil nu ; ce sont des séquelles qui peuvent également passer inaperçues. Pour en savoir plus sur les handicaps invisibles, consultez la page Semaine du handicap.

Les troubles cognitifs peuvent se traduire par une lenteur dans la réflexion comme dans l’action, des difficultés de mémoire, des troubles de l’attention avec une capacité d’attention réduite, des problèmes d’organisation, l’anosognosie, ainsi que des troubles du langage (un échange verbal devenu moins fluide).

Sur le plan émotionnel, l’AVC peut entraîner des séquelles telles que la fatigue, des troubles de l’humeur, de la désinhibition ainsi qu’une perte ou un manque d’initiative.

Le Fonds engagé face aux conséquences de l’AVC

Chaque année, le Fonds pour la Recherche sur les AVC lance un appel à projets afin de soutenir et de développer la recherche dans le domaine des maladies neurovasculaires. Ces appels à projets ont pour objectifs d’améliorer la compréhension des mécanismes et des séquelles de ces maladies, de réduire le délai du diagnostic, de mettre au jour de nouveaux éléments pour la prévention et le traitement et d’améliorer la qualité de vie des patients.

Les thèmes sont définis au début de l’année. Les projets financés portent soit sur la phase aiguë (considérée comme les 7 jours suivant un AVC) soit sur des sujets visant à prévenir et à réduire la perte d’autonomie post-AVC, comme la récupération post-AVC, la démence post-AVC, la dépression post-AVC. L’objectif du projet doit être de faire en sorte que les séquelles de l’AVC soient aussi limitées que possible.

Grâce à vous, les chercheurs avancent sur tous les fronts de l’AVC et transforment chaque don, legs, donation et assurance-vie en progrès pour les patients.

Merci d’être au cœur de cette recherche. Pour soutenir et apporter votre contribution aux travaux de nos chercheurs, rendez-vous sur notre page Faire un don.

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