50 000 € de dotation

Porteur du projet

Dr. Fatéméh DUBOIS

Caen

GIP Cyceron / INSERM

L’accident vasculaire cérébral ischémique (AVC) est une cause majeure de handicap, en partie dû à la rupture de la barrière hémato-encéphalique (BHE), favorisant l’inflammation et les lésions neuronales secondaires.

Ce projet vise à explorer le rôle de la NDRG1, une protéine clé dans le métabolisme lipidique et l’intégrité de la Barrière Hémato-Encéphalique* (BHE), afin de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques. En combinant modèles in vitro et in vivo, nous étudierons comment la NDRG1 régule le transport des lipides, la fonction mitochondriale et la réparation vasculaire après un AVC. En ciblant cette voie, nous espérons limiter la perméabilité de la BHE, réduire l’inflammation et favoriser la récupération neurologique.

Nos résultats pourraient ouvrir la voie à des approches innovantes pour protéger le cerveau après un AVC, améliorer la récupération des patient(e)s, réduire leur perte d’autonomie à long terme et ainsi améliorer leur qualité de vie.

1. Quel projet avez-vous présenté dans le cadre de l’Appel à projets 2025 ?

LIPREGEN étudie comment la NDRG1, protéine-sentinelle activée par le stress, reprogramme les lipides des cellules vasculaires après un AVC. L’objectif est de renforcer la BEH et de favoriser la récupération en complément des soins actuels.

2. Pourquoi vous êtes-vous intéressée à ce sujet ?

À l’hôpital, nous voyons des vies sauvées par la pratique de la thrombolyse (Injection d’un médicament qui dissout le caillot), mais la récupération reste freinée par une BEH fragilisée. Or les lipides sont à la fois les briques et l’huile de nos cellules : un levier pour stabiliser cette barrière. La NDRG1, encore peu étudiée, agit comme une alarme du stress cellulaire. Mon parcours en biologie et histologie m’amène à relier ces pièces pour viser une récupération plus sûre et plus rapide après AVC.

3. Quel(s) étai(en)t le ou les objectifs initial/aux de votre projet ?

Nos objectifs étaient de : 1) Cartographier, dans le temps et dans le cerveau, l’expression de la NDRG1 après l’AVC, en particulier dans les cellules qui tapissent les vaisseaux (barrière hémato-encéphalique) ; 2) Comprendre comment la NDRG1 reprogramme les lipides et modifie l’étanchéité de cette barrière et 3) Tester si la modulation de la NDRG1 la protège, limite les complications hémorragiques et améliore la récupération, seule ou en complément de la thrombolyse, afin d’ouvrir la voie à de nouvelles thérapies.

4. En quoi les résultats de votre projet pourraient-ils bénéficier aux victimes d’AVC ?

Mieux protéger la barrière du cerveau, c’est réduire l’œdème, limiter les saignements secondaires et donc les séquelles. Si la NDRG1 devient une cible thérapeutique, la thrombolyse pourrait être plus sûre et la récupération démarrer plus tôt.

À la clé : davantage d’autonomie, un retour plus rapide à la maison et au travail, et une charge allégée pour les proches comme pour les soignants.

5. Avez-vous un petit mot pour nos donateur(trice)s ?

Merci de rendre cette recherche possible. Votre soutien nourrit l’espoir de meilleures prises en charge après un AVC

* La Barrière Hémato-Encéphalique est une barrière protectrice située entre les vaisseaux sanguins du cerveau et les tissus cérébraux qui permet la libre circulation du sang vers le cerveau mais empêche la plupart des substances sanguines d’atteindre les cellules cérébrales.

Soutenez la recherche sur les AVC en faisant un don au Fonds.

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